Il faut le préciser tout de suite, notre deuxième journée en Norvège (mercredi 21 février), fut une journée de glande. Nous nous sommes réveillées assez tard après une longue nuit de sommeil réparateur, mais nous n'étions pas très motivées pour aller voir la mer. Nous avons donc passé la majeure partie de la journée à rêvasser et à discuter (cela faisait longtemps que l'on ne l'avait pas vu notre Paulin). Au milieu de l'après-midi, je me suis enfin décidée à aller prendre ma douche. Effort surhumain ! Juste après, de peur de se poser et de ne plus pouvoir se relever, nous sommes allées au supermarché. Le chemin fut semé d'embûches. Mes chaussures n'adhérents pas plus au sol que la veille, et comme la route n'était pas plate, je suis tombée... 2 fois ! A ce moment là, j'ai abandonné tout espoir de retrouver une quelconque dignité aux yeux des norvégiens et j'ai descendu les pentes, sans complexes, sur les fesses ! Je vous laisse imaginer et vous moquer (juste un petit peu) de moi ! Après moult péripéties, je suis finalement arrivée saine et sauve au magasin. Bizarre les magasins norvégiens... Non pas bizarres, différents. J'ai découvert différents produits inconnus en France plus ou moins appétissants. Nous avons achetés quelques provisions pour survivre à l'aéroport d'Oslo où nous allons devoir passer 24h pour rentrer en France. Arrivées à la maison, nous avons mis à cuire un roti de porc qui s'est finalement révélé (après cuisson) être de l'agneau. Difficile à comprendre la langue norvégienne ! De plus, étant donné que Tromso est une île enneigée la moitié de l'année, tout les produits de consommation sont importés, donc très chers. Les pauvres étudiants erasmus se nourissent presque exclusivement de produits en promotion. Nous avons dégusté ce roti, euh pardon, ce gigot avec des frites, une poêlé de légumes et un gâteau au chocolat. Un repas complet avec de la viande, luxe suprême pour les étudiants norvégiens. La journée s'est terminée comme elle avait commencé, dans nos lits avec des magazines et des discussions interminables...

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Habitudes prises, nous nous levons en fin de matinée. Décidée de profiter un tant soit peu de la Norvège, nous nous sommes prises en main. Nous avons décidé d'aller voir la mer. La mer, on la voit partout car Tromso est une île, mais nous avons voulu nous éloigner un peu de la ville pour profiter des paysages. Je n'ai pas été déçue. Les paysages sont tout simplement à couper le souffle. La montagne à l'arrière plan, la mer et enfin, au premier plan la plage, avec comme constante, la neige immaculée. Je vous laisse apprécier tout en vous prévenant que les photos ne transmettent pas la majestuosité du panorama. Il faut imaginer le froid, le vent, le bruit des vagues, le cri des mouettes (tiens, elles ne sont pas cryogénisées les mouettes par le modeste -16° qu'il fait dehors ???), ...

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Nous ne sommes pas restées très longtemps dehors. La température n'était pas plus basse que les jours précédents mais le vent nous a mis à mal. Nous avons repris le bus direction l'université de Tromso. Nous avons retrouvé quelques amis erasmus dans un petit café où nous avons pris un thé et une gauffre pour tenter de nous réchauffer. Pendant que Pauline travaillait, pour Audrey et moi ce fut atelier carte postale. Plus de 80 couronnes les 5 cartes postales accompagnées de 5 timbres. Une vraie petite fortune. De retour à la cité U, Audrey et moi avons fait un sauna. C'est définitif, j'adore les saunas, on se sent tellement bien : vidé, purifié, ... Après direction la douche froide (non, définitivement, je ne peux pas me jeter dans la neige : il y a trop de maisons qui ont vu sur la sortie du sauna !). Le dîner rapidement avalé, nous retournons prendre le bus qui nous mènera au centre ville. Sur le chemin, nous avons eu la chance d'admirer une aurore boréale. Les photos sont floues et encore une fois elles ne reflètent pas la beauté de ce phénomène.

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C'était magnifique. Je regrette juste de ne pas avoir pu l'admirer plus longtemps car le bus est arrivé ! Pour une fois j'aurai aimé qu'il ait une bonne dizaine de minutes de retard... Nous nous sommes rendus ou du moins nous avons tenté de nous rendre dans un café qui le jeudi baisse le prix de ses bières. Pour rentrer, il fallait montrer patte blanche en présentant sa carte d'identité. Oups, Audrey ne l'avait pas sur elle. Après discussion, nous décidons que je rentre avec les autres étudiants erasmus pendant que Pauline et Audrey parlementent avec le "videur". Je m'avance vers la porte, je présente ma carte et là, c'est la chute... Le mec s'attarde sur ma carte, comme s'il était myope et après quelques instants me regarde gêné : "I'm sorry, but you are not twenty years old". Concis et percutant. C'est la première fois de ma vie que mon année d'avance (j'ai sauté une classe et mes amis ont donc tous un an de plus que moi) me pose problème. Deux espagnols essayent de discuter avec le mec argumentant que mes 20 ans étaient proches (pile une semaine après), mais sans succès. Tant pis pour nous, tant pis pour moi. Nous nous rabattons sur un autre café : sympa, mais la bière était plus chère ! Nous rentrons tôt, le dernier bus passant à minuit et quelques. Vite au dodo !